
Un film sur les speed datings, ça aurait pu être un peu niais, un peu franchouillard, un peu pas très subtil... Et bien non, détrompez-vous, ça n'était rien de tout ça. Mais attention, ce n'est
pas pour autant que c'était bien. J'ai trouvé ce film sans grand intérêt, déprimant, ennuyeux, perdu. Oui perdu : l'héroïne semble perdue dans sa vie, et on l'est tout autant. Impossible de
savoir ce qui relève de la réalité et ce qui relève de sa paranoïa... Sa vie est triste, mais on s'en fout un peu à vrai dire.
Bon, je m'arrête là dans la description de ce qui ne m'a plu. J'ai quand même été décue de voir que le réalisateur était celui qui avait fait Violence des échanges en mileiu tempéré,
film que j'avais adoré.
publié dans :
Ciné
0
recommander
Sean Penn au poste de réalisateur : un mythe aurait pu s'effondrer. Mais non. Into the wild, est un film très bien, très beau, très complet. Pas de
déception. L'homme reste intacte.
Qui n'a jamais rêvé de tout arrêter pour s'évader dans un ailleurs qui lui correspondrait mieux ? Christopher ne fait pas qu'en rêver. Il passe à l'action. Nous le
suivons dans cette quête de perfection, quête d'autre chose qu'il semble vouloir atteindre à tout prix. Trouvera-t-il ce qu'il cherche ?
Une histoire vraie parfaitement filmée. Sean Penn nous balade dans des paysages extraordinaires,
au plus près de la nature et des relations d'homme à homme. Quelques longueurs toutefois : un film de (seulement) 2h aurait été parfait.
publié dans :
Ciné
1
recommander
C'était la semaine dernière dans notre bonne vieille salle du Carré Magique. Un peu plus et ce soir-là je restais enfoncée dans mon canapé devant une série télé. Mais non, le
sort en avait décidé autrement.
Loïc Lantoine, je connaissais de nom mais pas plus. Quand j'ai commencé à en parler autour de moi, on m'a dit : "tu vas voir, c'est génial". J'ai même sucité quelques jalousies chez ceux
qui ne pouvaient pas aller au concert. Mais je ne me suis pas montée la tête, je savais aussi que c'était de la chanson... comment dire... bizarre...
Bref, une fois dans la salle, Loïc Lantoine fait son entrée et entame sa prestation de Chanson pas chantée. Il est accompagné de François Pierron, son
contrebassiste de toujours, et de deux autres musiciens : un accordéoniste et un guitariste.
Par où commencer ?
L'entrée en matière fut étrange (bizarre, j'avais dit ?), pas forcément agréable. Une introduction dans la douleur nécessaire, parce que la suite ne fut que pur bonheur. Par cette première
chanson, Loïc Lantoine nous fait entrer dans son monde. Monde où la musique est reine, où le corps s'exprime, où les émotions se donnent et se reçoivent, où la voix est un fil
conducteur, prétexte à des textes captivants.
J'ai adoré. Ce n'était pas un concert, c'était un spectacle : tous nos sens étaient en éveil ! Mes oreilles se sont délectées de chaque instant offert par des musiciens virtuoses de leur
instrument. Mes yeux auraient voulu rester accrocher à la scène afin de ne jamais oublier les tableaux qui nous étaient offerts (lumière sublime sur un contrebassiste portant sa
contrebasse à l'épaule). Mon corps absorbait les mouvements saccadés transpirants d'émotions du chanteur. Mon rire s'en est donné à coeur joie d'écouter parler le gars au pantalon de velour qui
était sur scène.
Je ne peux pas en dire plus. Je voudrais vous faire vivre la captivation que j'ai ressentie, mais ce n'est pas possible. Allez le voir. Que dis-je
? Courez le voir ! Ne vous attardez pas forcément sur les albums : Loïc Lantoine ne s'écoute pas, il se vit.
publié dans :
Zic
0
recommander

Léo Mallet / Tardi : je n'avais encore jamais testée cette association. Plutôt pas mal ce Nestor Burma :
-
une enquête sombre,
- une ambiance pesante,
- un Paris des années 50 qui réjouira les amoureux de la capitale.
Les ingrédients sont là pour passer un bon moment, destabilisant et angoissant à souhait !
J'ai trouvé l'enquête toutefois assez difficile à suivre, très complexe. J'avoue que je me suis un peu perdue. Mais je suis sûre que celà réjouira les dévoreurs de policiers.
publié dans :
BD
0
recommander
Je n'aime pas du tout le titre français de ce film : Soyez sympas, rembobinez. Par contre, il sonne parfaitement en anglais
Be kind rewind, d'où le titre de ce post.
Le dernier Michel Gondry est une nouvelle perle sur l'étagère des Michel Gondry. Souvenez-vous : La science des rêves, Eternal Sunshine of the spotless mind, c'était
lui aussi.
Complètement loufoque, parfaitement poétique, ce film est plein d'humour, de rêves et de générosité. On est invité à pénétrer dans le monde de gens pas tout à fait ordinaires, et on s'y installe
avec plaisir.
Ca parle de quoi ? Un gars un peu zarb qui efface malencontreusement toutes les cassettes d'un petit videoclub de quartier, des potes qui tournent des films amateurs (attention, mode hilarant
enclenché), un quartier qui se mobilise.
La musique est très présente, elle rythme le film, lui donne une cadance, guide le spectateur dans la découverte de chaque scène. Un vrai moment de plaisir pour les oreilles !
Et puis, c'est un peu militant aussi - et ça, j'aime bien. Et ça milite pour quoi ? Ah bah, je vais pas tout vous raconter ! Allez plutôt passer 2h d'enchantement dans une salle plutôt que de
trainer sur la toile...
publié dans :
Ciné
3
recommander

Le dernier Klapisch Paris est arrivé à Lannion (si vous ne comprennez pas cette phrase, relisez-là 3 fois, tournez-là dans votre langue 7 fois sur la
bouche et avalez).
Bon, ben c'était pas mal. Mais pas mal, moi je trouve ça pas assez bien pour un Klapisch. Je suis donc un peu déçue.
Je n'ai pas aimé le presque-non-scénario. Les bribes d'histoires dont on cherche la cohérence globale (Paris - la ville - en fil conducteur ne m'a pas suffit). Je suis restée sur
ma fin pour certaines : j'aurais vraiment voulu prendre le temps de suivre mieux la petite étudiante-boulangère, rayon de tendresse et de force du film ; et Monsieur le SDF grande-gueule-lourdo
qui a la malchance de n'être qu'un inconnu...
Mais j'ai aimé les acteurs : ils sont vraiment forts de justesse. Tous. Chacun dans son style. Ces différences de styles donnent d'ailleurs une belle énergie au film. Et puis, il y a tout plein
de petites choses vraies dans chacune des esquisses racontées. L'énergie, l'ambiance et la justesse de ces deux heures passées à Paris m'ont tout de même fait passer un beau
moment.
NB : pour une autre vision de Paris, allez voir ltde.
publié dans :
Ciné
0
recommander
Week-end dernier en famille et pluvieux : un petit
ciné était de bonne augure. Et quoi de plus famial comme film que Bienvenue chez les ch'tis ? Stillou-dad n'arrêtait pas de répéter "ça va faire un tabac comme les Bronzés", "ça va être
aussi bien que les Bronzés". Et pour moi, les Bronzés, c'est un peu mes soirées télé d'enfance en famille justement. Alors go, je me jette dans la foule (très très compacte, je vous assure) de ce
complexe de centre-ville.
La popularité de ce film est impressionnante : les salles étaient pleines et archi-pleines malgré des déprogrammations d'autres films pour laisser place à celui-là.
Alors, rentrons dans le vif du sujet : que dire de ce que j'ai vu ? Je ne me suis pas ennuyée. J'ai même ri. Certes, beaucoup moins que l'ensemble de la salle, mais j'ai passé un bon moment. Et
puis, connaissant un peu le Nord, je trouve qu'il sonne juste. J'y ai retrouvé pas mal d'impressions ressenties lors de ma découverte du ch'timi. Les acteurs sont très bons. J'ai adoré Line Reno
et son regard persant.
Hors contexte familial, je n'aurais certainement pas été le voir en salle, mais on passe un moment agréable, assez drôle... Enfin, vous pouvez aussi attendre qu'il sorte en DVD, ou même sur le
petit écran, vous ne perdrez pas grand chose.
publié dans :
Ciné
0
recommander
Bavardages