C'est le premier film de Wes Anderson que je
vois et je suis ravie. Même si mes amis ayant aimé La vie Aquatique sont plutôt déçus de celui-là dans l'ensemble, moi, je me suis régalée.
Une histoire toute simple : trois frères en froid se retrouvent embarqués pour un voyage en Inde. Sorte de parcours initiatique pour se redécouvrir. Les acteurs (Owen Wilson,
Adrien Brody et Jason Schwartzmann) sont très bons. On les suit avec intérêt, on reconstruit leur histoire à leur rythme comme un puzzle.
Ce qui m'a le plus frappée, dépaysée, transportée, c'est ambiance, le décor, la photo. L'Inde présentée ici est bourrée de couleurs. Un vrai plaisir pour les yeux !
Un autre point de vue, tout aussi positif sur le film : LTDE en parle.
publié dans :
Ciné
0
recommander
Non mais quel titre
racoleur ! C'est insensé ! Les toilettes du pape, rien que ça... Enrique Fernandes et Cesar Charlone n'y ont pas été de main morte sur le titre de leur
film. Mais n'en déplaise aux adeptes du petit coin, ce n'est pas ici qu'ils réussiront à entrapercevoir ne serait-ce qu'un bout de peau du postérieur du pape en question. Rien. Nada.
Parce que Les toilettes du pape n'a rien d'un film scato-ecclésiastique. Pour notre plus grand plaisir, il s'agit bien davantage d'un conte des temps modernes. Une petite ville d'Uruguay
va voir son quotidien chamboulé par la venue du pape. Les habitants placent dans cet événement la plupart de leurs rêves pour sortir de la misère.
Très bon acteurs, réalisme poignant, petites touches d'humour bien placées. C'était très bien.
Et vous l'aurez compris : je ne me lasse pas du titre El baño del papa.
publié dans :
Ciné
1
recommander

Un film sur les speed datings, ça aurait pu être un peu niais, un peu franchouillard, un peu pas très subtil... Et bien non, détrompez-vous, ça n'était rien de tout ça. Mais attention, ce n'est
pas pour autant que c'était bien. J'ai trouvé ce film sans grand intérêt, déprimant, ennuyeux, perdu. Oui perdu : l'héroïne semble perdue dans sa vie, et on l'est tout autant. Impossible de
savoir ce qui relève de la réalité et ce qui relève de sa paranoïa... Sa vie est triste, mais on s'en fout un peu à vrai dire.
Bon, je m'arrête là dans la description de ce qui ne m'a plu. J'ai quand même été décue de voir que le réalisateur était celui qui avait fait Violence des échanges en mileiu tempéré,
film que j'avais adoré.
publié dans :
Ciné
0
recommander
Sean Penn au poste de réalisateur : un mythe aurait pu s'effondrer. Mais non. Into the wild, est un film très bien, très beau, très complet. Pas de
déception. L'homme reste intacte.
Qui n'a jamais rêvé de tout arrêter pour s'évader dans un ailleurs qui lui correspondrait mieux ? Christopher ne fait pas qu'en rêver. Il passe à l'action. Nous le
suivons dans cette quête de perfection, quête d'autre chose qu'il semble vouloir atteindre à tout prix. Trouvera-t-il ce qu'il cherche ?
Une histoire vraie parfaitement filmée. Sean Penn nous balade dans des paysages extraordinaires,
au plus près de la nature et des relations d'homme à homme. Quelques longueurs toutefois : un film de (seulement) 2h aurait été parfait.
publié dans :
Ciné
1
recommander
Je n'aime pas du tout le titre français de ce film : Soyez sympas, rembobinez. Par contre, il sonne parfaitement en anglais
Be kind rewind, d'où le titre de ce post.
Le dernier Michel Gondry est une nouvelle perle sur l'étagère des Michel Gondry. Souvenez-vous : La science des rêves, Eternal Sunshine of the spotless mind, c'était
lui aussi.
Complètement loufoque, parfaitement poétique, ce film est plein d'humour, de rêves et de générosité. On est invité à pénétrer dans le monde de gens pas tout à fait ordinaires, et on s'y installe
avec plaisir.
Ca parle de quoi ? Un gars un peu zarb qui efface malencontreusement toutes les cassettes d'un petit videoclub de quartier, des potes qui tournent des films amateurs (attention, mode hilarant
enclenché), un quartier qui se mobilise.
La musique est très présente, elle rythme le film, lui donne une cadance, guide le spectateur dans la découverte de chaque scène. Un vrai moment de plaisir pour les oreilles !
Et puis, c'est un peu militant aussi - et ça, j'aime bien. Et ça milite pour quoi ? Ah bah, je vais pas tout vous raconter ! Allez plutôt passer 2h d'enchantement dans une salle plutôt que de
trainer sur la toile...
publié dans :
Ciné
3
recommander

Le dernier Klapisch Paris est arrivé à Lannion (si vous ne comprennez pas cette phrase, relisez-là 3 fois, tournez-là dans votre langue 7 fois sur la
bouche et avalez).
Bon, ben c'était pas mal. Mais pas mal, moi je trouve ça pas assez bien pour un Klapisch. Je suis donc un peu déçue.
Je n'ai pas aimé le presque-non-scénario. Les bribes d'histoires dont on cherche la cohérence globale (Paris - la ville - en fil conducteur ne m'a pas suffit). Je suis restée sur
ma fin pour certaines : j'aurais vraiment voulu prendre le temps de suivre mieux la petite étudiante-boulangère, rayon de tendresse et de force du film ; et Monsieur le SDF grande-gueule-lourdo
qui a la malchance de n'être qu'un inconnu...
Mais j'ai aimé les acteurs : ils sont vraiment forts de justesse. Tous. Chacun dans son style. Ces différences de styles donnent d'ailleurs une belle énergie au film. Et puis, il y a tout plein
de petites choses vraies dans chacune des esquisses racontées. L'énergie, l'ambiance et la justesse de ces deux heures passées à Paris m'ont tout de même fait passer un beau
moment.
NB : pour une autre vision de Paris, allez voir ltde.
publié dans :
Ciné
0
recommander
Week-end dernier en famille et pluvieux : un petit
ciné était de bonne augure. Et quoi de plus famial comme film que Bienvenue chez les ch'tis ? Stillou-dad n'arrêtait pas de répéter "ça va faire un tabac comme les Bronzés", "ça va être
aussi bien que les Bronzés". Et pour moi, les Bronzés, c'est un peu mes soirées télé d'enfance en famille justement. Alors go, je me jette dans la foule (très très compacte, je vous assure) de ce
complexe de centre-ville.
La popularité de ce film est impressionnante : les salles étaient pleines et archi-pleines malgré des déprogrammations d'autres films pour laisser place à celui-là.
Alors, rentrons dans le vif du sujet : que dire de ce que j'ai vu ? Je ne me suis pas ennuyée. J'ai même ri. Certes, beaucoup moins que l'ensemble de la salle, mais j'ai passé un bon moment. Et
puis, connaissant un peu le Nord, je trouve qu'il sonne juste. J'y ai retrouvé pas mal d'impressions ressenties lors de ma découverte du ch'timi. Les acteurs sont très bons. J'ai adoré Line Reno
et son regard persant.
Hors contexte familial, je n'aurais certainement pas été le voir en salle, mais on passe un moment agréable, assez drôle... Enfin, vous pouvez aussi attendre qu'il sorte en DVD, ou même sur le
petit écran, vous ne perdrez pas grand chose.
publié dans :
Ciné
0
recommander

Dans la famille Affleck, je demande le grand frère. Le voici : Gone baby gone est réalisé par Ben Affleck.
Dans la famille Affleck, je demande le petit frère. Le voilà : Casey Affleck y joue Patrick Kenzie.
Et bien, ils sont plutôt doués les frangins, chacun dans sa catégorie.
Les acteurs sont bons (grands et patits rôles), l'intrigue bien menée.
J'ai beaucoup aimé ce thriller à la fois noir, halletant et réaliste (pas trop américain, quoi). Des pistes y sont suggérées : on les repère ou non. Mais quoiqu'on ait senti, on reste accro
jusqu'à la fin. Et puis, il soulève des questions sur la vie dans les milieux populaires, les "bonnes conditions" pour élever un enfant, la prédisposition aux crimes...
Je me pose encore des questions sur certains points du film : le rôle de la religion dans les décisions prises (présente ou non) ? Le choix finale... (qu'aurais-je fait moi-même) ? Il ne laisse
pas indifférent.
publié dans :
Ciné
0
recommander

La visite de la Fanfare : ceux qui me connaissent sauront que j'ai été voir ce film pour le titre. Le mot fanfare me fait rêver, me transporte, m'anime !
Merci à mon intuition de m'avoir amenée ce soir-là dans la salle de cinéma. J'y ai vécu un moment magique. J'y ai ressenti les émotions que je recherche dans les films. Une impression de
bien-être. On a envie de rester là, avec les personnages. On est bien avec eux.
Pourtant ce n'était pas chose gagnée. Une fanfare égyptienne débarque en Israël dans une ville qui ne les attend pas (suite à une erreur sur la ville de destination). Choc des cultures, passé
pesant latent, incompréhensions...
Mais l'alchimie de la rencontre est là. Rien n'est dit, tout est suggéré.
C'est un film beau, apaisant, mais aussi plein d'humour et de tendresse.
publié dans :
Ciné
0
recommander
Bavardages